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Certes, tous les passages d’évangile sont important mais, en
ce temps de carême, l’un d’eux m’a particulièrement frappé. Il s’agit de
l’évangile de ce vendredi 18 mars 2011 (Mathieu V, 20-26) et notamment le
dernier paragraphe :
« Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton
offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et
ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre
au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »
C’est, à première vue, un avertissement à vous donner « froid
dans le dos ». Le moins qu’on puisse dire est qu’il porte à réfléchir. Et c’est
ce que, personnellement, j’ai essayé de faire.
J’ai commencé à me demander le nombre de personnes que
j’avais choquées et envers lesquelles j’avais manqué de charité depuis le début
de ma vie, jusqu’à maintenant et toutes celles qui seraient susceptibles de m’en
vouloir… Eh bien, le bilan n’est pas « folichon » !
Et il me semble que nous sommes tous « dans la même galère
» : Quel chauffeur de voiture (homme ou femme) n’a pas au moins, une fois
dans sa vie, traité l’un ou l’autre de ses congénères de différents « noms
d’oiseaux », tous plus « colorés » les uns que les autres ?
Cette attitude est tellement rentrée dans les mœurs (tout au moins en France),
que même nous qui nous disons chrétiens, n’en faisons plus aucun cas. Et
pourtant, il s’agit bien d’une atteinte à la charité !
Imaginons-nous à la fin de notre vie, lorsque la question nous sera posée : «
Qu’as-tu fais de ta vie ? Comment as-tu traité ton frère ? »…et ce
n’est qu’un exemple !
Alors, comment faire ? Comment retrouver ce frère, cette
sœur, que j’ai maltraité, à qui j’ai manqué de respect et que je ne connais même
pas, pendant que je suis « en chemin » avec lui, avec elle ?
D’autres passages d’évangile me reviennent alors en mémoire :
« à l’homme, c’est impossible, mais rien n’est impossible à Dieu ! »
et encore :
« Là où le péché abonde, la Grâce surabonde ! »
Et là, il me vient une idée : « Et si j’apportais ma maigre
contribution à cette surabondance de Grâce ? Et si j’essayais de « payer »
maintenant à ma manière ? Et si, en ce temps de carême, je prenais la
résolution d’offrir mes bonnes actions, mes prières, mon travail, mes croix
de chaque jour, ma journée entière pour toutes les personnes que, consciemment
ou inconsciemment, j’ai lésé et (personne n’est parfait !) lèserai ou serais
tenté de léser tout au long de ma vie ! Et si, en ce temps de carême,
j’offrais ma vie entière pour leur âme, afin de leur obtenir le « Bonheur
éternel » ? »
Quelle résolution « folle », me direz-vous ! Oui, mais
l’amour n’est-il pas « folie » ?
« Folie pour les hommes, mais sagesse pour Dieu… »
C’est, en tout cas, la résolution que j’ai décidé de prendre
! Je l’ai prise et je la partage : Si certains n’ont pas encore pris de
résolution pour leur carême, pourquoi ne feraient-ils pas comme moi ?
JMT |